Angoulême fait son Comic Strip
Bordeaux
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Chaque année à la même saison au détour des rues d’Angoulême on peut découvrir et redécouvrir les joies et les surprises de la bande dessinée. Du 24 au 27 janvier dernier Angoulême sous les fusains des dessinateurs vivait au rythme des crayons qui griffonnaient par ci et par là des dessins sortant tout droit de notre imaginaire. Retour sur le 35ième festival de la BD d’Angoulême.
Cette année Angoulême avait des airs argentins avec l’exposition phare Historieta, un panorama subjectif et affectif de près d’un demi-siècle de bande dessinée argentine composé par le président du jury José Munoz. Cette année le prix du meilleur album a été décerné à Shaun Tan Là où vont nos pères, bande dessinée traitant du thème de l'immigration sous une forme métaphorique, convoquant une imagerie fantasmagorique. En résulte une histoire universelle, car tout un chacun pourra s'identifier au parcours de cet homme, à travers les yeux duquel le lecteur vit l'expérience tantôt douloureuse, tantôt enthousiasmante de l'adaptation à une autre culture. .
Mais c’est au détour d’une rue que vous tomberez peut être sur votre exposition coup de cœur : l’exposition Colibri. Comme tout trésor bien gardé l’exposition est en haut d’une petite tour de l’hôtel de ville, dans une salle lumineuse où l’on découvre les planches aux couleurs envoutantes de l’aquarelle. On pense trop souvent que la BD à pour seul but de divertir petits et grands mais on n’oublie trop vite que comme toutes autres formes d’art la BD est aussi une voix. Dans son album Guillaume Trouillard, tire le portrait de notre société, il fait rire en même temps qu’il effraie, décrivant trop bien le monde qui l’entoure par l’absurde son œuvre est un véritable manifeste écologique. Dans Colibri rien n’est laissé au hasard, ce qui lui a value le premier prix des lecteurs du journal Libération.
Le neuvième art, comme on l’appelle, surprend tant par la diversité des sujets qu’il aborde, du fantastique au fait de société, tant par les formes qu’il adopte du blanc et noir de Jose Munoz, des dégradés de marron de Shaun Tan, aux tons vifs de l’aquarelle de Guillaume Trouillard, le festival d’Angoulême n’a pas finit de nous en faire voir de toutes les couleurs…
Lea Bages
»Posté le 06/02/2008 à 23h34 par Osezledire
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Il y a 3 commentaires pour cet épisode
De Mathieu, le 07/02/2008 à 14h55 :
» E-mail : sdjfghl[at]qdlkf.fr
Cet article n'est pas mal, mais je ne comprends pas très bien l'angle choisi. Je trouve dommage qu'on ne ressente pas l'ambiance qui règne à Angoulême pendant ce festival (j'y suis moi même tous les ans), la ville accueille deux cent mille personnes, plus de deux fois sa population, on croise ses auteurs aux coins de rue, on discute, on échange, séances dédicaces interminables mais excellents car elles permettens des échanges avec les autres fans, et surtout on se plonge dans les BD sur les stands ou tout le monde se bouscule mais personne ne s'en veut vraiment. Angoulême, c'est une atmosphère, bien loin du grand prix du festival décerné chaque année (Dupuy & Berberian pour cette année c'est un peu dommage de ne pas le préciser quand même). Je pense que pour pouvoir rendre compte au mieux de l'ambiance de ce festival, il faut le connaitre, et ne pas se contenter de copier coller ce qu'on peut trouver ailleurs sur internet.
De Cédric, le 07/02/2008 à 18h09 :
Pour information, ce qui est très intéressant dans la BD sur l'immigration, c'est qu'elle a la particularité d'être muette. C'est en partie pour cela qu'elle a plu à un public très large car ayant du sens pour tous! Sur ce, bonnes lectures !
De lea, le 07/02/2008 à 23h03 :
Cher Mathieu,
merci pour ton commentaire, cela me permet d'avancer et de porter un regard plus critique sur mon article. Pour que l'article soit publié sur le site j'ai dû faire un choix et supprimer bon nombres d'éléments car on est limité, peut être le sais tu par ailleurs, à 2000 signes. Ce qui est publié sur le site est une "découpe" de l'article l'original. Cependant comme tu l'as justement fait remarqué il manque certains nombres d'informations (notemment pour Dupuys et Berberian).Pour publier l'article j'ai fait un choix lors de la "recoupe" en mettant en avant ce que j'avais envie de montrer mais je n'ai peut être pas toujours fait le bon choix.
:-)
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