Le Nord, la chaleur de ses habitants, sa météo, sa bière, et … son Histoire. Cette région désignée comme le « pays noir » français a consacré plus de 200 ans à l’exploitation du charbon. Le Musée d’Histoire Naturelle de Lille revient à l’occasion d’une exposition sur cette course effrénée vers l’énergie fossile, des origines au déclin.
« C’est la 1ère fois que toute la surface du musée est occupée » explique Michaël Herent, chargé de la communication. « Plus ou moins 1 000 m² ». Au départ, ce qui est devenu la plus grande exposition du musée devait rester quelque chose de « classique. » Tout commence à l’occasion du centenaire des collections houillères pour « marquer le coup ». Puis, « de fil en aiguille », le projet se développe jusqu’à présenter l’aventure charbonnière dans le Nord, et à englober la problématique énergétique. « Tout le monde se fout du centenaire, c’est pas vendeur. D’ailleurs on en parle peu » précise-t-il. « Nous nous adaptons donc à une demande qui souhaite des écrans, des empaillés, etc. » Le visiteur traverse trois époques : le paysage reconstitué, le paysage hérité et le paysage « empreinté ». Dans le premier, nous marchons dans une reconstitution d’arbres préhistoriques, (« l’Amazonie en plus haut » selon la conservatrice du musée, Sophie Beckary), d’insectes géants, et de fossiles. Ce sont les origines du charbon. Les végétaux se décomposent, mais le carbone reste prisonnier dans le sol. Ensuite vient l’ère industrielle, l’exploitation du charbon d’abord mesurée en 1720, puis qui s’accélère à la fin du siècle. C’est toute la région qui est transformée : les fermes côtoient les mines, le campagne est vallonnée de terrils et de cheminées. C’est grâce aux puits que tant de fossiles ont étaient découverts dans la région. Les mineurs creusaient à 1 100 mètres au milieu de fossiles d’arbres gigantesques, enfouis sous terre depuis des millénaires ! Pour la dernière étape de la visite, le musée propose « une réflexion sur les choix énergétiques ». L’exposition, qui a lieu jusqu’au 3 août, se veut donc pédagogique et d’actualité, des temps archéologiques au « pays noir », tout en rappelant qu’au tout début, « il y avait la forêt ».
Natik
»Posté le 05/02/2008 à 18h48 par Osezledire
» Votez :








Chargement